J'écoute : Dresden Dolls, Bahaus
Je regarde : mes plantes pousser sur le balcon
Je lis : Attitude, Elegy, le Canard Enchaîné
Je joue : FFTA2 Grimoire of the rift
Je mange : n'importe quoi
Je bois : du thé au ginseng
Je cite : let's do the time warp again!!
Je pense : trop!
Je rêve : de vacances
(mis à jour mardi 23 septembre 2008 à 06:50)

09/05/2007

09/05/07 - 01:19

Les Premiers actes du Président

Après avoir géré les deniers publics d'une manière que même Alain Juppé avait jugé calamiteuse en tant que Ministre de l’Économie et des Finances, on pouvait n'être que dubitatif quand Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa nous promettait lors de la campagne présidentielle un état modeste.

Mais bon 53,06% des français l'on choisi ce qui nous permet de juger sur pièces (bon on avait quand même eu trois ans pour voir de quoi il était capable de 2004 à 2007, mais... passons...)

Et que ne lis-je pas aujourd'hui dans Le Monde? Le premier acte de M. Le Président de la République est de... partir en vacances!

Et pas avec un vol easyjet pour le club med, non en jet privé avec une partie de sa petite famille pour aller faire une croisière sur un yacht à Malte, après une nuit passée à l'Hotel Fouquet's ( j'ai vérifié, et non ce n'est pas un hôtel discount ou une franchise de la chaîne Formule 1).

Mais peut-être en fait s'est il dévoué pour nous en allant courageusement tester les vacances qu'ils compte nous offrir à tous à Malte? M. Le Président, dans ce cas pensez à vérifier s'il y a des spots de surf aux anvirons de Malte (que j'emporte pas ma planche et ma combi pour rien).

Chers concitoyen, nous vivons une époque post-moderne, je vous salue bien.

commentaires

09/05/07 - 01:51

pardon de vous reprendre : 53,06% des suffrages exprimés :)

09/05/07 - 02:01

193 mille euros et des poussières... la location du yacht à la semaine ;-)

09/05/07 - 02:07

Vous n avez pas compris quelque chose les gars. Le prix du yacht on s en tape, ce n est pas le plus grave. Ce qui est grave, c'est que le yacht et le jet appartiennent à la 13eme fortune de France. En echange d'une futur deduction d impots, d avantages ou autres Mr notre president, peu se payer des vacances a peine luxueuses...LOL
Ca serait avec l argent du contribuable, ok, on se ferait enculer, mais la, on se fait enculer et on est obligé de sucer la bite à un PDG qui va se mettre de l argent dans les poches grace à cet avantage qu il recevra. Et qui sera sur le carreau quand il aura assez d argent.... Je vous laisse deviner.
Voici la methode sarko...

09/05/07 - 02:19

Bienvenue dans la france d'après !

09/05/07 - 02:29

Faut pas desespérer... Un accident de jet au retour est si vite arrivé...

09/05/07 - 02:34

ou un icerberg malencontreux au large de Malte?

09/05/07 - 04:30

c'est vrai, c'est pas de la dilapidation de l'argent public, en revanche ça ressemblerait pas un tout petit peu à de la corruption passive ça?

Tel qu'il est décrit dans l'Article 432-11 du Code Pénal:

Est puni de dix ans d'emprisonnement et de 1 000 000 F d'amende le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public, ou investie d'un mandat électif public, de solliciter ou d'agréer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques :
1° Soit pour accomplir ou s'abstenir d'accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat ;
2° Soit pour abuser de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable.

Non on a du se tromper...

Rectification est faite
LCI détaille les frais des petites vacances de M. Le Co-Prince d'Andorre

09/05/07 - 13:02

Après la polémique déclenchée par son séjour à Malte, le président élu a déclaré sur Europe 1 qu'il n'avait pas "l'intention de se cacher, de mentir, de s'excuser".

"une forme d'arrogance, et même d'insulte à l'égard de la France qui se lève tôt"

http://

10/05/07 - 06:05

Vincent Bolloré et son groupe n'ont pas besoin de leur ami très cher Nicolas Sarkozy pour prospérer. Et encore moins de l'amitié d'un chef de l'État.

Une simple vérification des bulletins officiels des annonces des marchés publics (BOAMP) et du site du ministère de la Défense suffit à s'en convaincre.

Rien qu'en fin d'année dernière, le 11 décembre 2006 pour être précis, messieurs les enquêteurs, Bolloré SA a remporté un marché du ministère de l'Intérieur pour la « mise en place de locaux de sûreté modulaires à l'hôtel de police de Grenoble ». Un petit contrat, 342 329 euros hors taxes. Et en toute légalité, quitte à décevoir les suspicieux. (Voir BOAMP du 15/01.)

Deux mois plus tôt, soit le 25 septembre 2006, le ministère des Affaires Etrangères a également fait montre de sa confiance au groupe Bolloré. Ou plutôt à SDV, « qui appartient au groupe Bolloré », et a hérité d'un contrat « sensible ». Soit, selon les termes de l'objet du marché « le traitement de la valise diplomatique fret ». Valeur totale estimée : « montant minimum, 1 400 000 euros HT, montant maximum 5 600 000 euros HT ». Bref, un tarif cadeau, vu l'importante de la mission. (Voir BOAMP du 06/11/2006.)

Passons après sur le marché remporté le 5 janvier 2006, par SDV logistique internationale, dont le montant, pudiquement, est désigné comme « indéfini ». (Voir BOAMP du 13/03/2006.)

Et s'il fallait prouver encore l'attachement de Bolloré à la France, deux autres marchés viennent le confirmer. Passés avec un autre ministère de souveraineté, la Défense.

Contre 36 misérables millions d'euros, le 17 juin 2005, SDV a conclu avec la direction centrale du commissariat de l'Air un marché sur « le transport du fret par voie aérienne commerciale à la demande et pour le compte du ministère de la Défense ». (Voir BOAMP du 26/09/2005.)

Bien plus modeste, une contribution pour aider les bidasses françaises exilées au Gabon du 6e Bataillon d'infanterie de marine (BIMA). C'est la branche gabonaise de la SDV qui effectue cette sympathique mission de « Fret transit aérien » pour une somme dont la Défense donne une fourchette : entre 90000 et 149999 euros. (Voir sur le site de l'ixarm [1], il s'agit du document titré "DIRLOCAT Libreville_marchés_2006.pdf" lui même situé dans le zip "terre").

Grand timide, Vincent Bolloré ne s'est bien évidemment pas vanté de sa réussite ; jusqu'à déclarer, dans un grand élan d'humilité, que son groupe n'a « jamais eu aucune relation commerciale avec l'État français ». Et son ami, et néanmoins président de la République, Nicolas Sarkozy de le protéger, arguant que « Vincent Bolloré n'a jamais travaillé avec l'État français ». Touchant.

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